Définition de la parentalité positive aujourd'hui devenue tendance et dans le même temps si incomprise

Parents, écoutez-vous !

 

Définition de la parentalité positive aujourd'hui devenue tendance et dans le même temps si incomprise :

 

La parentalité positive est une vision éducative qui oeuvre à développer en chacun de nous plus de Conscience.

 

La conscience des conséquences de l'héritage éducatif que nous portons depuis des générations et qui influe sur le cadre de sécurité dans lequel grandit l'enfant, son bien-être et surtout son estime de lui-même,

 

La conscience des conséquences de la culture de la séparation précoce qu'impose l'Occident depuis des lustres sur le développement de l'enfant mais aussi sur son autonomie,

 

La conscience de nos comportements incohérents sur la construction du sentiment de sécurité intérieure de l'enfant,

 

La conscience de l'impact de nos blessures sur notre difficulté à développer un amour pour nous suffisamment vrai et solide pour être en capacité d'aimer "mieux" notre enfant. L'empêchant aussi de "s'aimer mieux lui-même",

 

La conscience des conséquences sur notre équilibre intérieur de siècles de répression émotionnelle imposée par la société, nous empêchant de développer une vraie maîtrise de nos émotions en vue d'accompagner celles de nos enfants,

 

La conscience de l'urgence de vivre dans l'instant présent la globalité de la personne que nous sommes, dans l'accueil de nos imperfections, plutôt qu'en se conformant à l'idée que nous nous faisons du rôle d'un "bon parent".

 

La parentalité positive ne parle pas de perfection éducative, d'outils pour soi-disant "moins crier" ou encore de faire "mieux que les parents soi-disant non bienveillants".

 

C'est une vision éducative qui vise à nous réconcilier avec cette tâche immensément défiante et mobilisante qu'est la fonction parentale. Dans une société qui fonctionne sur le principe de la compétition, de la comparaison, de la performance. Qui oublie que nous sommes tous uniques tout comme le sont notre chemin de vie et notre histoire personnelle.

 

La parentalité positive est positive parce qu'elle cherche à construire autre chose que la Violence Educative considérée comme Ordinaire depuis des siècles. Qui manque de respect, juge, culpabilise, condamne et punit.

 

Autre chose, c'est plus de respect pour le vivant sacré en chacun de nous, parent, enfant.

 

La parentalité positive cherche à oeuvrer à l'équilibre. Équilibre entre les besoins des parents et ceux des enfants. Entre recherche de sécurité et recherche d'autonomie. Entre communication chaotique et communication pacifiée.

 

C'est permettre à chaque membre de la famille de trouver sa place. De pouvoir la vivre en étant tel qu'il est. De retrouver le pouvoir de transformer les conflits en enseignements et gagner en responsabilisation (des 2 côtés).

 

C'est chercher la conciliation, le dialogue, la reliance, l'authentique présence. Plutôt que le rapport de forces, la non-écoute, le mode pilote automatique d'un quotidien exigeant et sous pression.

 

La parentalité positive n'est pas facile tous les jours. Mais elle est simple à comprendre parce qu'elle doit pouvoir nous ramener à l'essentiel. Au bonheur des plaisirs simples. A la joie d'être ensemble. De se sentir ensemble. Dans le quotidien.

 

Cessons de vouloir absolument mettre des étiquettes sur les méthodes, les principes, les courants éducatifs. De croire qu'elle juge qui que ce soit. Si elle le fait, c'est qu'elle nous montre les endroits où nous sommes les premiers à nous condamner nous-mêmes, au fin fond de nous. Juste ça. Acceptons de (nous) regarder et d'évoluer.

 

Cessons de donner du pouvoir à des "principes éducatifs" mais retrouvons notre pouvoir de nous écouter à l'intérieur et d'user de notre créativité dans notre parentalité. Mais toujours en Conscience.

 

Vivre la parentalité positive, c'est se vivre d'abord soi. Et c'est à cela quelle oeuvre en réalité. Elle ne forme pas des principes. Elle est une vision. Tel un horizon. Un espace de liberté pour être. Ou encore une page sur laquelle choisir d'écrire qui on est. Ce qu'on veut. Être le parent qu'on a envie d'être.

 

Elle cherche à nous permettre de nous vivre plus en PAIX dans la relation que nous construisons avec nos enfants. Elle permet de développer notre confiance. De favoriser celle de nos enfants.

 

Et la conscience que nous grandissons en même temps que nos enfants. A notre mesure. A notre rythme. Dans le respect de notre chemin. En développant de la bienveillance pour nous-mêmes afin d'être en capacité de traiter nos enfants ainsi.

 

Elle nous apprend à PRENDRE SOIN. De nous, de nos enfants. Du Vivant en chacun. Et du Vivant autour de soi...

 

Elle devrait peut-etre s'appeler "Parentalité Consciente" finalement...

 

Parents.... écoutez-vous !

A propos de l'atelier "Parents, écoutez-vous !" du 25 septembre 2017 :

Le thème abordé sera :

En quoi consiste notre mission de parent ?

Quel est le sens spirituel du lien parents-enfants ?

 

Dans ce premier atelier, je vous partagerai ma vision globale de la parentalité aussi bien sur un plan concret et rationnel que sur un plan spirituel (Nous sommes bien un lien entre la terre et le ciel n’est-ce pas ?).

 

Je vous expliquerai comment je vois la couleur et la teneur de la relation que nous avons/créons/développons avec nos enfants et pourquoi leur présence nous offre le terrain idéal pour grandir et nous développer, mais aussi pourquoi elle nous place dans le même temps face à nos défis personnels les plus intenses et les plus difficiles.

 

Je vous en dirai aussi plus aussi sur les raisons qui m’ont amenées à créer ces ateliers, sous cette forme, ainsi que sur la manière dont j’animerai les suivants. Afin que vous ayiez une idée plus précise des thèmes que j’ai envie d’aborder avec vous et ce que ça peut vous apporter.

 

A partir d’aujourd’hui, n’hésitez pas à mettre en commentaire les questions que vous vous posez sur ce thème et auxquelles je me ferai un plaisir de répondre au cours de l’atelier.

 

Et puis partagez tout autour de vous l’événement, car plus il y aura de monde et plus il sera riche. Rappelez-vous aussi que la participation est libre et qu’il n’y a pas de montant minimum ! 

 

D’ici là, prenez soin de vous ! 🌼

Les erreurs

Apprenez au quotidien à considérer l'erreur autrement. Non pas comme une faute mais comme une composante du processus d'apprentissage. L'erreur reflète simplement la conséquence d'une expérience de vie. Elle permet d'analyser une situation, de faire marcher sa créativité pour trouver des solutions et se réajuster dans la vie.

 

Nous apprenons tout au long de notre vie les conséquences de nos actes et de nos comportements. Les enfants sont comme nous.

 

Voyez leurs erreurs de façon neutre pour les aider à les accepter comme des balises dans leur évolution. Des outils de transformation personnelle.

 

Et surtout : considérez VOS erreurs tout aussi autrement. Si vous aspirez à une relation parents-enfants plus bienveillante, nourrissez  cette même bienveillance d'abord avec vous-même !

 

Exercice : Observez-vous dans votre quotidien et constatez que quand vous associez vos erreurs à des fautes, vous faites exactement la même chose avec vos enfants.

Qu'est-ce la parentalité positive ?

Une vision nouvelle de l’éducation

La parentalité positive est une vision de l’éducation relativement récente dont l’objectif principal était de lutter contre la Violence Educative Ordinaire (communément appelée VEO) qui est la somme de toutes les “petites violences” que nous avons tous subies au cours de notre enfance : fessées, gifles, menaces, isolement, chantages et punitions. Aujourd’hui, le domaine des neurosciences prouve peu à peu l’impact considérable de ces pratiques considérées comme ordinaires et non répréhensibles par la loi (puisqu’étant à visée “éducative”) sur le bien-être, l’équilibre et l’estime de soi des adultes en devenir. Si l’on observe le niveau de confiance en soi des adultes d’aujourd’hui qui est très insuffisante, voire inexistante pour une grande majorité de personnes, force est de constater les dommages causés par une éducation où le respect de soi existait peu.

Ce “courant éducatif” s’inspire de la théorie de l’attachement élaborée par le psychiatre anglais John Bowlby et les travaux de la psychanalyste Alice Miller sur les répercussions de “l’ancienne éducation” sur l’état psychologique des adultes devenus, en établissant notamment un lien entre l’éducation et la violence individuelle et sociétale.

De grands auteurs ont ensuite travaillé pour élargir cette vision tels que Isabelle Filliozat, Catherine Dumonteil-Kremer, Thomas Gordon, Adele Faber et Elaine Mazlish, Jane Nelsen, Marshall Rosenberg, pour ne citer que les plus importants.

Quels sont les postulats de ce courant éducatif ?

  1. Assurer l'équilibre entre le respect de l’enfant et celui de l’adulte

  2. Assurer l’équilibre entre la satisfaction des besoins fondamentaux de l’enfant et de ceux de l’adulte

  3. Garder à l’idée que l’enfant est en apprentissage tout comme l’est l’adulte : l’erreur fait partie du processus car personne n’est parfait !

  4. Encourager l’enfant dans son processus d’apprentissage de la vie en plaçant notre confiance au premier plan. Et donc, en travaillant sur nos peurs !

  5. Assurer un équilibre entre une éducation sécurisante aux frontières claires et une éducation qui offre le plus d’espaces d’expérimentation et d’apprentissage possibles

  6. Enseigner aux enfants les conséquences de leurs comportements tout comme l’adulte s’engage à assumer celles des siens

  7. Réduire au minimum les violences éducatives ordinaires afin de préserver l’intégrité de l’enfant en cherchant des solutions plus respectueuses de chacun

  8. Cultiver une relation de la plus haute qualité entre parents et enfants

  9. Accompagner l’enfant dans sa prise d’autonomie en lui apprenant progressivement à prendre soin de lui puis d’autrui en étant le meilleur exemple possible pour lui.

Si on devait résumer...

  • L’éducation positive implique la satisfaction par le parent des besoins fondamentaux de l’enfant tout en veillant à satisfaire également les siens

  • La diminution et idéalement la suppression des violences, à savoir la maltraitance physique (ou châtiments corporels) et la violence psychologique et émotionnelle (menaces, chantages, culpabilisations, système punitions/récompenses, isolement).

  • La mise en place d’une ambiance familiale et d’une communication respectueuse de l’intégrité de chacun des membres de la sphère familiale, avec pour intention de résoudre les conflits en mode “gagnant - gagnant” et sans rapport de pouvoirs.

  • L’incarnation d’une autorité horizontale responsable où chacun apprend à développer son pouvoir sur lui-même plutôt qu’à l’exercer sur autrui et permettant de développer son auto-responsabilisation et sa coopération

  • La culture de relations de qualité où le partage et la joie sont les principaux moteurs.


Toute reproduction ou modification de ce texte sans l’autorisation écrite de l’auteur est interdite. 

Quelle est ma mission en tant que parent ?

J’ai choisi un jour de devenir mère et j’ai ainsi pris l’engagement d’accompagner mes enfants sur leur chemin de vie. Oui d’accord mais… personne ne m’a jamais appris comment faire et je n’ai pour ainsi dire pas eu le temps vraiment de me poser pour y réfléchir, tant cette aventure de la grossesse et de la maternité à sollicité mes ressources personnelles (psychologiques, émotionnelles et énergétiques). Me voilà comme plongée dans l’univers de l’enfance sans filet !

 

Quand je pense à ce que j’aimerais donner à mes enfants, je me dis que j’aimerais qu’ils parviennent à réussir leur vie. Et pour moi réussir parle d’épanouissement personnel et de sentiment de liberté intérieure. Oui, c’est ça ! Je les imagine arriver à faire des choix conscients en prenant la responsabilité de leur vie et puis aussi à vivre leur vie d’une manière qui leur procure satisfaction, joie et solidité. Je rêve qu’ils apprennent à se faire confiance et à faire confiance au processus de la vie, mais aussi qu’ils établissent de relations nourrissantes et sois le moteur principal de tous leurs projets personnels et professionnels.

 

Ainsi, je parviens à m’évoquer à moi-même cette idée qu’éduquer consiste à apprendre à mes enfants à prendre soin d’eux. À se connaître, à se reconnaître, à s’écouter et à se respecter profondément. Et si je sais qu’ils sauront s’accorder de la valeur, ils sauront inévitablement le faire pour autrui. Quand je fais de moi ma priorité, je suis à même de savoir où j’en suis, de me positionner dans l’ensemble de mes relations et de libérer mes pleins potentiels pour manifester la vie sous ses meilleures formes et réaliser des projets qui me ressemblent et qui m’élèvent, moi et les autres. Quand je fais de moi ma priorité, j’apprends à définir mes limites personnelles et à dessiner sans freins la vie à laquelle j’aspire profondément.

 

Alors oui, c’est ainsi que j’aimerais définir mon rôle de parent : apprendre à mon enfant à s’occuper de lui du mieux possible pour être capable d’apporter une contribution au monde aussi unique qu’il l’est lui-même !

 

C’est au travers de cette compréhension que je me tourne naturellement vers une vision positive de l’éducation qui contrecarre l’héritage éducatif que tous les adultes portent en eux aujourd’hui et qui s’est modelé sur la peur, la violence, la contrainte ou l’incohérence.

 

Et comme pour détruire l’ancien, il est préférable de proposer du nouveau, je me suis tournée vers la volonté indéfectible d’accompagner en priorité mes enfants vers le respect de soi.

 

Je réalise que je dois retrousser mes manches et prendre mon courage à deux mains car il s’agit pour moi de réaliser, avant tout cette mission pour moi-même. Car si je veux que mon enfant prenne soin de lui, il va falloir que j'apprenne à le faire pour moi !

 

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